Eya Daghnouj à la 42e édition du Festival de la Médina : élégance, substance et magie
- Mohamed Ali Elhaou

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Eya Daghnouj, la chanteuse kéfoise (nord-ouest de la Tunisie), est née le 29 juillet 1993. Elle chante depuis son enfance, notamment dans les clubs de sa ville natale : le Kef.
Désormais c'est une artiste confirmée, et c'est bien l'une des interprètes majeures du chant arabe, qui fait attention à son image, à sa communication et choisit très bien ses mélodies ainsi que ses collaborations, dont les plus récentes sont avec le poète Ali Ouertani.

Lors de la 42e édition du "Festival de la Médina" et plus particulièrement au Centre Culturel Bir Lahjar, dans 'la ville arabe de Tunis', hier 7 mars 2025, Eya Daghnouj a régalé les présents durant un concert de deux heures, de 22 H 00 à minuit.
Elle a su comment entraîner son public, venu nombreux à l'admirer, dans son univers très élégant et raffiné qui suscite et nécessite une écoute active de sa voix sublime et envoûtante.
En effet, Eya Daghnouj a divinement emporté ses auditeurs dans les univers d'Oum Kalthoum, de Saliha, d'Ali Riahi, de Hédi Jouini et bien d'autres artistes qui ont marqué la mémoire auditive dans notre pays.
Accompagnée du maestro Mohamed Lassoued, son compagnon de route artistique, qui connaît par cœur son répertoire, ses conducteurs de soirée ainsi que ses capacités d'artiste-chanteuse, Eya Daghnouj a interprété avec rigueur et créativité une série de chefs-d’œuvre du chant arabe : Amal Hayati, Enta Omri, Al-Ritha Wa Nour d'Oum Kalthoum, Awkaty Betehlaw chantée par Warda et aussi par Sayed Mekawy.
Par la suite, Eya a fredonné sa plus récente production, à savoir Ala Khatrek et Lmhaba Chniya, deux morceaux sortis en 2025.
Dans un troisième temps de ce spectacle, Eya Dagnouj a revisité le répertoire de la diva Saliha en interprétant avec brio Bakhnoug et Orthouni zouz sbaya.
Dans la foulée, elle a rendu hommage au célèbre chanteur et compositeur Hédi Jouini en interprétant son titre phare : Yitfi nari.
Quant à l'hommage d'Ali Riahi, la belle cantatrice l'a fait à travers le titre : Zina ya bent el-henchir. Dans cette série de revisitations, Eya Daghnouj a célébré à sa façon le patrimoine kéfois en reprenant le tube des années 1980 de Souad Mahassen : Mardh el hawa gatala.
En gros, ce qui caractérise la manière de chanter d'Eya Daghnouj, c'est bel et bien sa sensibilité à fleur de peau et sa technicité dans l'exécution tout autant des mélodies les plus difficiles que les modes les plus complexes.
Elle fait ceci en ayant le sourire aux lèvres, c'est-à-dire avec une aisance étonnante.
Sur la scène actuelle de la musique tarabie, Eya Daghnouj est parmi les noms les plus respectés, sinon la meilleure, par son timbre unique, dans l'interprétation des joyaux du répertoire arabe des années 1950 jusqu'à nos jours. Sa voix puissante est capable de tout interpréter avec une magie inégalée.
Eya Daghnouj est à ce stade très digne des arènes de spectacle les plus prestigieuses dans notre pays, et plus particulièrement du Festival International de Carthage. Elle a montré, sans le moindre doute, lors de la soirée d'hier son aptitude et l'amplitude de son talent à mener à bien un spectacle de chant de très grande qualité.
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