À Carthage, l’Orchestre symphonique tunisien, sous la baguette de Shady Garfi, célèbre avec brio les grandes voix de la chanson nationale - Par Sofien Manaï
- Sofien Manaï

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L’Orchestre symphonique tunisien, dirigé par le chef d’orchestre Shady Garfi, a rendu hommage mercredi 22 juillet 2026, sur la scène du Festival international de Carthage, aux grandes figures de la chanson nationale à travers un concert intitulé "Musiques de mon pays", conçu pour célébrer la 60e édition du prestigieux rendez-vous estival.
Il faut dire que tout au long de l'année, à la Cité de la culture, Shady Gharfi effectue avec son équipe ce travail de révisitation à la fois de la musique de cinéma, de la musique du monde ainsi que la musique arabe à travers l'invitation de certains artistes d'autres pays notamment du Moyen-Orient comme ce fut le cas avec Abeer Nehme le 25 février 2026.
Dans cette représentation sur les planches du Festival International de Carthage, l’orchestre a proposé une relecture symphonique d’un répertoire qui a marqué plus d’un demi-siècle de création musicale locale, mettant en lumière la richesse des écoles de composition ayant façonné l’identité de la chanson tunisienne. En ce sens, Shady Garfi se pli au même exercice effectué par son père lors de l'ouverture de la 59e édition de ce prestigieux festival un certain 19 juillet 2025.
Le spectacle a commencé avec les danseuses de ballet, en robes blanches et avec leurs mouvements harmonieux. Ces ballerines ont bien rendu la scène de Carthage agréable à voir : leurs corps étaient comme des plumes dansant au gré du vent de la beauté.
De fait, elles étaient une lueur d'espoir annonçant une rencontre tunisienne de passion et d'horizon mondial.
La première pièce de la soirée était "Syr Tounes", une mélodie arrangée par Shady Garfi, à l'origine composée par Chadly Meftah, un compositeur de musique militaire.
En gros, le programme sous la baguette de Shady Gharfi a revisité des œuvres emblématiques de compositeurs tels que Mohamed Jmoussi, Fi Ouyounik Nar, Ahmed Hamza, Chehloula, Mohamed Sassi (Ach Yhem), Mohamed Ridha (Mahboubi El Ghali), Hédi Jouini (Dounia Zina), Mohamed Triki (Zahr Ellimoun), Abdelkrim Sahabou (Aouadtni Aal Wedd) ou encore Kass Essabr un morceau qui a fait en partie la gloire de Chokri Bouzayen composé par Samir Agrebi.
Sont présent à ce spectacle hommage des visages qui se sont éloignés de la scène mucicale nationale notamment Chokri Bouzayen et Noureddine El Baji. Par la suite, c'était autour d'Asma Ben Ahmed qui a une voix à la fois forte et subliminal. A coté de celle-ci vient Ahmed Rebaï un élégant chanteur qui a présent maintenant dans l'univers du chant national depuis au moins cinq ans. Sans oublier, Nesrine Mahbouli et Arij Brik qui percent progressivement à travers leur propre production.
Bien que consacré à la musique tunisienne, le spectacle a également réservé une place à la musique palestinienne avec la participation de la chanteuse palestinienne Roula Azar, invitée d’honneur de la soirée. Un choix que le chef d’orchestre a présenté comme un hommage à l’universalité de la musique et aux valeurs de liberté, de résistance et d’amour qu’elle véhicule.
Sofien Manaï










































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