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"Labes" de Selim Ben Safia : énergie au rythme de la cause palestinienne

  • Writer: Mohamed Ali Elhaou
    Mohamed Ali Elhaou
  • 1 day ago
  • 2 min read

Dans le cadre de la 60e édition du Festival de Hammamet, un spectacle dénommé "Labes" a été représenté le 19 juillet 2026 à partir de 22H00. C'est, en effet, la seule et unique pièce de danse chorégraphique et théâtrale présentée lors de cette programmation.


"Labes", en arabe, signifie "tout va bien". C'est une création de Selim Ben Safia. Cette fresque non-verbale où le corps est roi est née de la collaboration avec l'artiste conceptuelle tunisienne qui vit à Berlin Nadia Kaabi-Linke.


Celle-ci a élaboré la scénographie basée sur ses travaux historiques et universitaires relatifs au quartier maghrébin d'Al-Qods, lequel, selon elle, a été dévasté par la colonisation sioniste en 1967.


"Labes" spectacle de danse le 19 juillet 2026 au Festival International de Hammamet. Crédit photo : culturetunisie.com
"Labes" spectacle de danse le 19 juillet 2026 au Festival International de Hammamet. Crédit photo : culturetunisie.com

La scénographie de "Labes" est bel et bien nue, sauf d'un rideau présenté sous la forme de grandes lignes blanches qui redessinent de manière symbolique quelques-uns des murs de ce quartier et mettent aussi en place la forme de la boîte classique de théâtre.


Le rideau sépare ainsi quatre pièces de danse, d'expression non-verbale et de jeu musical. Par ailleurs, et toutes proportions gardées, cette forme de scénographie a été vue dans la magnifique pièce de Taoufik Jebali "Malédiction".


Sur la scène de Hammamet, les danseurs ont pris leur liberté pour s'exprimer aussi en dehors de ce décor par des danses rythmées par la cadence techno-électronique.


En dehors de ce mouvement d'ensemble, il y a quelques intermèdes de prise de parole et de chant dont le comédien Mohamed Aissaoui connait bien le secret.


Au final, sans cette explication, "Labes" ne donne pas d'indication directe sur le lieu évoqué. Les présents ont assisté durant une heure ou presque à une ambiance universelle d'art plutôt jeune, pleine d'énergie, à de la musique berlinoise et à la majesté de la contrebasse. Cet instrument a produit, durant tout ce tableau de danse contemporaine, un son théâtral long contrastant avec la cadence rapide des corps et de la musique.


Quatre chorégraphes se sont emparés de la scène ovale de Hammamet : Malek Zouaidi, Ilyes Triki, Mohamed Aissaoui, Romane Piffault, avec une musique signée Marine-Suzanne de Loye et Hazem Berrabeh.


Par ailleurs, le quartier maghrébin d'Al-Qods, la toile de fond de ce spectacle, a bel et bien existé au 12ème siècle, sous Salaheddine Al Ayoubi.


Ce lieu était jadis pris pour escale de la part des gens qui viennent de la Tunisie, du Maroc, d'Algérie, de Libye ou de Mauritanie, comme une étape, entre autres, du pèlerinage à la Mecque.


C'est un lieu qui signifiait donc le droit à la liberté de circulation qui semble fortement remis en question dans les temps présents.



Remarque : cliquez sur les mots en bleu pour avoir plus d'informations sur la construction de cet article.






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