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Le "Roi du raï", Khaled, retrouve la scène de Carthage devant un théâtre antique à guichets fermés - Par Sofien Manaï

  • Writer: Sofien Manaï
    Sofien Manaï
  • 4 hours ago
  • 3 min read

Dix ans après sa dernière apparition sur la scène du Festival international de Carthage, la star algérienne du raï Khaled a signé, samedi 18 juillet vers 22 h00, un retour très attendu au théâtre antique, à l’occasion de la 60e édition de cette manifestation culturelle emblématique.


la star algérienne du raï Khaled a signé, samedi 18 juillet vers 22 h00, un retour très attendu au théâtre antique, à l’occasion de la 60e édition de cette manifestation culturelle emblématique. Packed crowd watches a live concert on a brightly lit stage with orange smoke, spotlights, and Arabic text on the backdrop.
Khaled, "Roi du raï" sur les planches du Festival International de Carthage, le 18 juillet 2026. Crédit photo : Slim Boudali

Sur ce retour le journaliste Nizar Marzouk écrit : "Il y a des artistes que l'on écoute et un qui vous accompagne toute une vie. Depuis mon enfance, Cheb Khaled est la bande-son de mes souvenirs, de mes joies, de mes rêves et de mes émotions. J'ai grandi avec ses chansons, ses albums et ses collaborations inoubliables, notamment avec Safy Boutella dans l'opus La camel et Jean-Jacques Goldman à travers la fameux morceau Aïcha".


Et d'ajouter : "La vie m'a offert le privilège de l'interviewer en tant que journaliste et d'assister à plusieurs de ses concerts. Le dernier remonte à 2016. Ce soir, après dix longues années d'attente, j'aurai l'immense bonheur de le retrouver sur la scène mythique du Festival international de Carthage. Ce ne sera pas seulement un concert… ce sera un rendez-vous avec mon enfance, avec mes souvenirs, avec une voix qui a traversé toute ma vie".


Devant un public nombreux et des gradins affichant complet, le "Roi du raï" a offert un concert de plus d’une heure et demie, revisitant les titres qui ont marqué son parcours et contribué à populariser ce genre musical bien au-delà des frontières du Maghreb.


Le chanteur, dont le parcours est vraiment exceptionnel, a ouvert la soirée avec El Marsem, l’un de ses succès des années 1980, avant d’enchaîner avec plusieurs morceaux repris en chœur par les festivaliers, parmi lesquels Chebba, son tube mondial dès le début des années 90, Melha, Bakhta, Didi, Wahrane Wahrane et son plus récent morceau "C’est la vie" (2012) ou encore Hiya Hiya (2012).


Le public, composé de différentes générations, avait patienté durant de longues heures malgré les fortes chaleurs enregistrées à Tunis pour assister à cette rencontre avec l’artiste algérien, dont la popularité traverse les décennies sont la moindre égratignure.


Tout au long de ce spectacle vivant, chants, danses et applaudissements ont rythmé une soirée dominée par les grands succès de Khaled.


Cette star algérienne a également adressé des messages de fraternité aux pays du Maghreb et au monde arabe, apparaissant sur scène enveloppé des drapeaux tunisien et algérien, dans un geste salué par la foule.


Si la prestation a répondu aux attentes des spectateurs sur le plan de l'énergie dépensée, la présence scénique et la qualité de l'exécution ainsi que de l’interprétation, certains observateurs ont, toutefois, estimé que le spectacle manquait d’une ligne artistique clairement définie, notamment dans l’enchaînement des morceaux.


Aussi, Khaled, à vrai dire, n'a pas présenté de nouveaux tubes à forte empreinte, au moins depuis une décennie. Il se peut qu'il a passé par Tunis pour concurrencer Cheb Mami dont le retour ne cesse de faire un tabac depuis l'année dernière dans le "pays du jasmin"


Le fameux La Camel avec le compositeur Safy Boutella (1989)

Par ailleurs sur le plan organisationnel, la soirée a été jalonnée par le mécontentement de plusieurs journalistes présents pour couvrir l’événement.


Ces derniers ont déploré de ne pas avoir pu obtenir de déclarations de l’artiste à l’issue du concert, alors que seuls certains médias dits "partenaires" y ont eu accès de manière sélective.


Cette situation contraste avec les engagements annoncés lors de la conférence de presse le 10 juillet 2026 par la direction de Établissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles, qui avait indiqué, lors de la présentation de la programmation de cette 60e édition, que des rencontres avec les artistes ou des déclarations à la presse seraient organisées avant ou après les spectacles de manière équitable entre médias.



Remarque : cliquez sur les mots en bleu pour écouter les titres mentionnés.

1 Comment

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Saadia Ben Younes
an hour ago
Rated 5 out of 5 stars.

Excellent article, bonne continuation et longue vie à la presse écrite le fondement du journalisme.

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