Yara au Festival de Hammamet a ravi un public en attente du moindre zeste de beauté
- Mohamed Ali Elhaou

- 1 day ago
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Updated: 9 hours ago
C'est la première fois que la "belle princesse" libanaise Yara monte sur les planches de la scène du Festival International de Hammamet. Sa dernière arrivée dans le "Pays du jasmin", la Tunisie, remonte à 2018 lors d'une manifestation privée organisée par l'Union de radiodiffusion des États arabes (ASBU).
Hier, le 18 juillet 2026 a été une soirée unique et de rêve dans laquelle Yara est apparue vêtue d'une robe de soirée verte lumineuse, les cheveux à l'air libre, un maquillage sobre et un sourire aux lèvres.

De 22 H 00 à minuit, cette superbe cantatrice qui vient d'avoir 43 ans au 1er juin a chanté en osmose avec le public ses principaux tubes : Ma Baaref, Sodfa, Enta Minni, Akhedny Ma'ak, Ma Yhemmak et surtout Maghroum et Baher Hmoum (son plus beau morceau) que Yara a chanté furtivement, et bien d'autres opus de son répertoire ancien.
Son programme était principalement fondé sur l'interaction avec le public. Avec une équipe composée de musiciens libanais et tunisiens, l'ensemble de la troupe a été très souple dans leur approche de ce concert pour répondre aux appels insistants de l'auditoire à propos de tubes de Yara.
Les présents, en l'occurrence, ont pris l'habitude d'entendre le son de Yara dans les principales chaînes de radio nationales. Outre la musique et le chant, l'heure a été aussi aux selfies et aux moments de partage de sourires, de rires et de fleurs.
Deux heures durant, Yara a surfé sur ses propres chansons dans une prestation en live laissant couler la musique, faisant participer l'auditoire dans une large portion et reprendre vocalement, de temps à autre, le morceau au moment opportun pour donner davantage du flow à la pièce chantée. En ce sens, Yara a très bien géré son énergie sur scène pour pouvoir garder son prestige.
On n'a pas vu de la sueur par exemple à l'image du formidable interprète Joe Cocker qui ne calcule pas son apparence une fois devant son public.
La très belle Yara possède, à vrai dire, une voix cassée très attirante et esthétiquement très originale, qu'elle utilise avec parcimonie et sans force ni excès.
Son timbre très doux et élégant, n'aime pas, en fait, se dépenser, notamment dans une soirée humide et très chaude telle que celle de ce samedi.

D'ailleurs, Yara a repris le chant et la scène après une trêve de presque une année, voire plus, à cause de la dernière guerre sévissant dans le Liban qu'elle "a beaucoup touché", selon ses dires lors d'une conférence de presse organisée après le spectacle.
Cette soirée a été subliminale, un moment véritablement inoubliable. La présence et l'univers magique de Yara, en est pour une grande partie.
Le public est resté fidèle à la dernière minute de cette performance artistique de qualité dans une posture admirative, affûtée et en attente du moindre zeste de beauté qu'il guette dans son quotidien empli de péripéties : coupure d'électricité, de l'internet et notamment de l'eau dans certaines régions du pays.
En hommage à la Tunisie, Yara a joué la chanson d'Ahmed Hamza, Jari ya hamouda, un morceau datant de 1985 qui lui tient à cœur depuis son enfance, dit-elle.
Remarque : cliquez sur les mots en bleu pour écouter les titres mentionnés.












































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