Marwa Nagy fait vibrer Dougga lors d'une soirée dédiée au maître Baligh Hamdi - par Sofien Manaï
- Sofien Manaï

- 1 hour ago
- 2 min read
La chanteuse égyptienne à l'Opéra du Caire, Marwa Nagy, désormais la cinquantaine, a, enfin, fait ses débuts samedi 24 juillet 2026 sur la scène du Théâtre romain de Dougga, offrant un hommage au très grand compositeur arabe Baligh Hamdi lors de l'une des soirées phares de la 50e édition du Festival international de Dougga.
Accompagnée d'un orchestre dirigé par le maestro, spécialisé maintenant depuis au moins 5 ans dans les concerts tarab, Mohamed Lassoued, qui accompagne les voix qui réinvestissent le chant classique oriental.
La cantatrice égyptienne se classe dans la même catégorie que celle de Mai Farouk, sa collègue à l'Opéra du Caire, qui a été également accompagnée par Mohamed Lassoued lors d'une soirée mémorable qui s'est produite à l'amphithéâtre romain de Carthage le 16 août 2025.

Lors d'une soirée qui avait duré deux heures, Marwa Nagy a revisité les grandes pages du répertoire du tarab arabe, dans un concert consacré aux œuvres immortalisées par Baligh Hamdi, figure majeure, comme mentionné plus haut, de la musique arabe du XXe siècle.
La soirée, à laquelle assistait l'ambassadeur d'Égypte en Tunisie, Bassem Hassan, s'est ouverte avec un petit passage de Mawood, chanson qui dure plus qu'une heure en réalité et bien gravée dans la mémoire collective arabe grâce au talent du "rossignol", feu Abdel Halim Hafez.
Marwa Nagy s'est allée dans d'autres lieux du leg musical laissé par Baligh Hamdi en enchaînant une sélection de classiques interprétés à l'origine par Warda, Om Kalthoum, Najat Al Saghira, Mayada El Hennawy et Mohamed Al Ezaby.
Parmi les temps forts du concert, Marwa Nagy a repris Beredak, chanson qui avait révélé son talent auprès d'une large audience arabe lors de sa participation à l'émission The Voice en 2014.
Cette interprétation en live de son succès télévisuel a suscité une vive émotion dans les gradins du théâtre antique de Dougga, où de nombreux spectateurs ont accompagné la chanteuse en chœur.
La cantatrice, principalement une excellente interprète, a, en outre, réservé une surprise aux festivaliers de cette soirée en invitant Mohamed Lassoued à partager la scène pour interpréter en duo Ana Baasha'ak avant de conclure cette séquence en couple décontracté avec Jana El Hawa d'Abdel Halim Hafez.
À l'issue du concert, Marwa Nagy a confié que la Tunisie constitue pour elle "un rêve d'enfance", qualifiant son passage sur la scène de Dougga en particulier d'étape cruciale dans son parcours artistique.
Remarque : cliquez sur les mots en bleu pour écouter les titres musicaux mentionnés et pour avoir plus d'information sur la construction de cet article.












































Excellent article de Sofien Manaï