Le cinéma d'auteur et l'intelligence artificielle : menace ou opportunité ?

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Lors d'une table ronde organisée le 4 octobre 2026 à Nabeul au sein de l'espace Jeelen Art & Events Home intitulée "Le cinéma face à l'intelligence artificielle (IA) : qui façonne les imaginaires de demain ? Qui enseigne à l'intelligence artificielle qui est la femme ? Le genre, la créativité et les nouveaux métiers au cinéma" a évoqué trois processus à l’œuvre.

Le premier, l'automatisation, un phénomène ancien dans les industries culturelles, s’accélère davantage avec l'intelligence artificielle.
Cette automatisation qui prend donc plus d'ampleur avec l'IA est en train de faire disparaître des métiers liés à l'assistanat dans la comptabilité, dans la gestion du projet cinématographique, voire même dans les premières phases de l'écriture des scénarios, déclare le réalisateur Ibrahim Letaïef.
Les intervenants, la journaliste culturelle Chédia Khéthir, la réalisatrice marocaine Khaoula Assebab Benomar, le sociologue Mounir Saidani, le cinéaste Ibrahim Letaïef et l'experte en IA, Nouha Younes, se penchent plutôt sur les menaces que peut représenter l'IA, notamment dans le fait de rendre artificielle la créativité.
Dans cette perspective, ils soulignent un deuxième processus en cours : l'IA tend à oblitérer certains choix esthétiques, tels que la disparition des plans extérieurs ou l'introduction de scènes et de personnages artificiels. Cela est particulièrement illustré par le film précurseur de 2002, 'Simone', réalisé par Andrew Niccol.
Aussi, les intervenants ont mis l'accent sur l'importance d'organiser les archives, troisième processus à l’œuvre, ainsi que le patrimoine immatériel des pays du Sud de manière telle que le traitement des algorithmes de l'IA soit plus équitable et tienne davantage compte du fond que produisent ces pays.
Autrement dit, l'offre de contenu que cette dite intelligence propose doit prendre désormais en considération la production locale lorsqu'un client fait un "prompt", c'est-à-dire une consigne ou une requête.
Les intervenants à ce titre évoquent la nécessité de veiller à la question des droits d'auteur pour protéger ce patrimoine et pour créer un modèle économique afin de faire payer ces machines de calcul et les entreprises qui se profilent derrière.
En ce sens, la généralisation de l'IA peut être une opportunité pour les institutions médiatiques telles la radio tunisienne, la télévision et l'Agence Tunis Afrique presse (TAP), l'entreprise "Snipe La presse", pour commercialiser davantage leurs archives.
Ces institutions, en se préparant à l'IA, peuvent au final engendrer plus de visibilité à l'international sur tous les plans : social, économique, culturel, urbain, artistique, architectural, etc., ajoutent, en substance, les mêmes speakers.











































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