Yousry Nasrallah à Nabeul : le cinéma est, avant tout, un vécu à raconter et, par la suite, l'atteinte de moments magiques

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La rencontre avec l'intéressant cinéaste égyptien Yousry Nasrallah à l'espace culturel Jeelen Art & Events Home s'est déroulée mardi 6 octobre 2026 à 10 h 00 du matin à Nabeul, Tunisie.
C'est en effet l'un des moments forts de cette 7e édition du festival international du film 'Bi Ayounihinna', 'Regards de femmes', organisé à la fois à Hammamet et en plein cœur de la ville de Nabeul.
L'événement a eu lieu du 3 au 7 octobre 2026. Yousry Nasrallah exerçait ses fonctions de président du jury pour choisir environ vingt courts métrages réalisés par des jeunes femmes réalisatrices.

La rencontre avec Yousry Nasrallah vient dans le cadre d'une masterclass. Celui-ci a été rythmée principalement par les questions de la journaliste Abir Agrebi, laquelle est revenue avec précision sur les stations marquantes du parcours de cet artiste prolifique.
La thématique abordée est la suivante : "Le parcours d'un cinéaste engagé pour les causes des femmes".
Bien qu'il ne se dise pas féministe, Yousry Nasrallah met l'accent lors d'un discours qui a duré plus de deux heures sur le fait qu'il aime les protagonistes femmes dans ses films.
À ce titre, il a abordé en long et en large sa collaboration avec l'actrice Mona Zaki et également Abla Kamel : Ehky Ya Shahrazad (2009) pour la première et 'Vols d'été', Sarikat Sayfeya (1988) pour la seconde.
Deux longs métrages qui ont reçu une reconnaissance internationale dans la catégorie films d'auteur dans les plus prestigieux festivals. Leur singularité est que l'intrigue de ces deux long-métrages se présente sous la forme de petits récits de vie qui s'imbriquent, à l'image de poupées russes.
Dans la foulée, Yousry Nasrallah est revenu sur la manière dont ses œuvres montrent, questionnent et décryptent l'être égyptien dans un contexte de transformations sociales tiraillées entre le dogmatisme religieux, d'un côté, et le désir de modernisation de l'autre.
Présentant de manière très claire cette bipolarisation identitaire, Yousry Nasrallah s'est intéressé à la complexité de l'expression féminine vis-à-vis du masculin.
Il montre, entre autres, dans ses films comment ces deux genres expriment leurs désirs et leurs sexualités dans une société qui fait l'injonction que tout doit être fait dans le non-dit, et dans le pas visible.
Dans ce désir d'être entièrement, Yousry Nasrallah filme aussi la marginalité, le crime, l'amour, le conflit, mais également la fête et la joie dans un Caire empli de contradictions, de décalages dans les modes de vie, les convictions et croyances.
Yousry Nasrallah, dans cette masterclass, n'a pas manqué également de revenir sur l'époque où il était journaliste au sein d'Assafir, Assafir Newspaper, notamment comme critique de cinéma de 1978 à 1982.
D'ailleurs, dit-il, il continuera à écrire dans ce journal par intermittence jusqu'en 2002.
Ce journalisme lui a permis de rencontrer plusieurs personnalités du monde du 7e art, notamment le célèbre réalisateur Youssef Chahine avec lequel il a collaboré en tant qu'assistant en 1985 lors du film 'Adieu Bonaparte', Wadaan Bonaparte.
Actuellement, Yousry Nasrallah pense à son prochain long métrage. Il aime bien mettre et prendre du temps pour faire un projet. Lequel doit lui correspondre et lui permettre de prendre un réel plaisir en le faisant, jusqu'à l'extase.
En effet, son tout récent long métrage, qu'il a lui-même réalisé, est 'Le Ruisseau, le pré vert et le doux visage', Al Ma' wal Khodra wal Wajh al Hassan, sorti en 2016.
Le public attend ainsi le prochain opus de ce réalisateur unique dans sa manière de faire du cinéma avec impatience.












































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