Prix d'Abelwaheb Ben Ayed : célébration du bilinguisme littéraire tunisien

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Dans un hôtel de la banlieue nord s’est déroulée vers 17 h 00, dimanche 27 septembre, la sixième édition de la cérémonie de remise du Prix Abdelwaheb Ben Ayed de la littérature organisée par la Fondation d’Abdelwaheb Ben Ayed.
C’est une occasion pour célébrer la littérature. Les deux grandes catégories de cette compétition culturelle sont le roman de langue arabe et celui de langue française.
D’ailleurs, Nihed Ben Ayed est celle qui prend désormais le relais depuis le décès d'Abdelwaheb Ben Ayed le 4 avril 2019. Le mécénat artistique, culturel et d'encouragement des actes créateurs, notamment ici la littérature, lui tiennent particulièrement à cœur.
À l’heure de la prolifération des réseaux sociaux, la littérature est proposée comme une "nécessité spirituelle" et une "nourriture de l’esprit".

Dans la catégorie roman en langue arabe, c'est le roman ‘El kilada el roussia’ (Le collier russe ou de colovrat) de Mohamed Issa Almouaddab, récit romanesque qui construit l’époque du début du 20 siècle avec un style oblique dans l'écriture assez singulier.
Le second roman ex æquo est celui de Sofien Rajeb. Ce livre, "Koumidia el janaïz" (La comédie des funérailles), raconte une troupe théâtrale agressée par les salafistes durant les années 2012, dans un contexte de réécriture de la Constitution tunisienne de 2014 et de quête d'une nouvelle identité nationale plus démocratique.
Quant à la catégorie du roman en langue française, les deux gagnants sont "Abba Abba – La pierre de convoitise" du célèbre journaliste Soufiane Ben Farhat. Celui-ci définit la "littérature comme un rêve dirigé".
Son roman est en effet un polar se passant à Takrouna, village berbère, qui tourne autour d’un suicide douteux.
Le second roman arrivé ex æquo est celui de Zouhair Ben Amor intitulé "La maison qui parle". Ce livre est une poétique de l’espace et de la relation. Il est le premier opus de cet universitaire qui se convertit désormais dans la littérature. Il est emporté comme jamais par un monde imaginaire qu'il habite et des êtres chers évaporés avec le temps.

Les gagnants, que ce soit en langue arabe ou en langue française, ont obtenu chacun la modique somme de 10 000 dinars dans une ambiance familiale et bon-enfant.











































Tu écris très bien toi aussi cher Dali, chaque article est une oeuvre d'art aussi bien pour les photos prises que le texte.