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Anne-Marie Sellami met en scène avec brio l'univers artistique indien via le ballet 'La Bayadère'

  • Writer: Mohamed Ali Elhaou
    Mohamed Ali Elhaou
  • Jun 30
  • 3 min read

Le 25 juin vers 19 h 30, culturetunisie.com découvre par pure hasard, surprise et coïncidence un spectacle organisé spécialement pour les parents des élèves de "Ikaa école de musique et de danse" à la salle du 4e art à Tunis.


'La Bayadère" était prévu, au départ, au Théâtre municipal de Tunis, actuellement fermé pour travaux de rénovation.


Ce spectacle, qui consacre une année de formation à la danse classique, a été mis en place sous l’œil artistique d'Anne-Marie Sellami. Celle-ci est une figure très importante depuis au moins quatre décennies dans la formation au ballet et à la danse théâtrale dans notre pays.


Anne-Marie Sellami aime travailler dans la discrétion. Aujourd'hui, elle a une très bonne réputation dans le milieu artistique local et international.


La sublime Nadine Mkaouar dans 'La Bayadère' de Anne-Marie Sellami. Crédit photo : culturetunisie.com
La sublime Nadine Mkaouar dans 'La Bayadère' de Anne-Marie Sellami. Crédit photo : culturetunisie.com

Son travail artistique est véritablement un point lumineux, une lueur d'espoir, dans un monde d'art vivant tunisien très sombre, lugubre et désespérant dans sa représentation et sa vision de la société tunisienne depuis au moins 2013.


L'univers d'Anne-Marie Sellami est magistralement magique. Elle arrive financièrement à le mettre en place, notamment en ce qui concerne la pluralité des personnes engagées, la qualité des costumes, la lumière et le décor.


'La Bayadère', le spectacle


Dans une double représentation unique à la salle du 4e art, jeudi et vendredi 25 et 26 juin, a participé une centaine de personnes sur scène, parmi lesquelles se trouvent (en l'occurrence pour le spectacle de jeudi) : la belle et élégante Nadine Mkaouar dans le rôle de Nikiya, Emna Sellami dans le rôle de Gamzatti, Sabri Rejeb dans le rôle de Solor, Sami Fakhet El Maharadja, Charfeddine Taouriti dans le rôle du Grand prêtre et Dora Bellakhel dans le rôle de la Suivante.


Au côté de ces comédiens se trouve une armada s'occupant des maintes chorégraphies qui alimentent ce ballet : Meriem Ben Hamida, Cyrine Kalaï, Chiraz Hicheri, Aziza Daly, Nadine Mkaouar, Emna Sellami et Sabri Rejeb.


Quant aux lumières et au décor, ils ont été imaginés par Alya Zahaf. Les costumes ont été élaborés par Emna Hammou. La régie plateau a été mise en place par Raja Ben Hammami. La mise en scène globale a été faite par Anne-Marie Sellami.


Ce spectacle vivant contient deux entractes et avait duré deux heures et trente minutes. La plupart sont des ballerines de 5 à 25 ans. À côté d'elles, il y avait trois garçons. Des parents sont venus assister aux habilités de leurs enfants. L'ambiance était familiale.


Qualifiant ce spectacle avant son entame, Anne-Marie Sellami a fait savoir que ce ballet est "une histoire d'amour contrariée" qui n'arrive pas à son but d'union et de bonheur.


En effet, la fable 'La Bayadère' est un enchevêtrement amoureux classique, mais avec une touche orientale : elle se déroule dans un royaume d'une Inde mythique du lointain passé.


Une danseuse de temple (ou bayadère) est désirée par un Grand prêtre. Toutefois, 'La Bayadère' aime en cachette un fier guerrier, qui, à son tour, est fiancé à une princesse capricieuse de ce palais indien.


Ce spectacle est composé de plusieurs valses, son apparence, sa plastique renvoient à des costumes représentant un univers oriental du harem ou encore de 1001 nuits.


'La Bayadère' est un ensemble de chorégraphies magiques et sympathiques qui jettent la lumière sur un palais où se mélangent beauté et convoitise.


Cette atmosphère luxuriante, bien mise dans la salle du 4e art à Tunis, se termine par un tremblement de terre.


Origine de l’œuvre


L'histoire de 'La Bayadère' a commencé à la fin du 19e siècle, lorsque le chorégraphe Marius Petipa et le compositeur Ludwig Minkus ont collaboré pour créer une représentation artistique capable de mettre en valeur la virtuosité et les sensibilités dramatiques du ballet classique.


Débutée en 1877 au Théâtre Bolchoï de Moscou, cette œuvre en réalité en cinq actes s'est progressivement imposée comme une pierre angulaire de la tradition du ballet romantique, incarnant une fusion d'orientalisme, de tragédie et de danse transcendante.


La production originale, avec ses costumes somptueux et ses séquences oniriques, a établi une norme pour ce qu'un grand ballet pouvait être - et ce que le public pouvait attendre en entrant au théâtre pour une nuit de narration envoûtante à travers le mouvement.


'La Bayadère' est ainsi une fresque d'une intense poésie engageant plusieurs danses, accessoires et une panoplie de chorégraphies rassemblant des petites fillettes, des danseuses professionnelles à l'image de la magnifique, encore une fois, Nadine Mkaouar. Cette dernière a bien porté le spectacle jusqu'à la fin puisqu'elle y est la principale protagoniste.


Le rythme et la cadence de 'La Bayadère' renvoient à une harmonie céleste et à des mouvements formés en douceur. 'La Bayadère' au final a été une agréable surprise, c'est dommage que ce ne soit pas un spectacle programmé pour le grand public.


Mohamed Ali Elhaou



1 Comment

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Saadia Ben Youns
Jun 30
Rated 5 out of 5 stars.

Magnifique article Dali, j'espère que l'on peut voir ce spectacle dans d'autres endroits....

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